11 février 2019

Aliments ultra-transformés : Fake food et vrais problèmes de santé

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Les aliments ultra-transformés prennent de plus en plus de place dans notre assiette. Problème : non contents de n’avoir que très peu d’intérêt nutritionnel, ils sont accusés de favoriser les maladies chroniques. Doctissimo fait le point.

"Que ton alimentation soit ton premier médicament" affirmait Hippocrate. Mais à l’heure de l’industrie agroalimentaire mondialisée, ce qui était un gage de santé est aujourd’hui pointé du doigt. De nombreuses études dénoncent les liaisons dangereuses entre nourriture industrielle ultra transformée et hausses des cas d’obésité, de diabète de type 2 et de cancers. En 2018, une commission d’enquête parlementaire1 tirait la sonnette d’alarme sur ces produits.

Un aliment ultra transformé c’est quoi ?

Le concept d’aliment ultra transformés (AUT) a été popularisé en 2017 en France par le Dr Anthony Fardet, chercheur en alimentation préventive et holistique et auteur de "Halte aux aliments ultra transformés ! Mangeons Vrai"2. A la base de sa réflexion, des travaux d’épidémiologistes brésiliens. Inquiets de voir l’épidémie d’obésité proliférer dans leur pays, ces scientifiques se penchent sur les habitudes alimentaires modernes de leurs concitoyens. Leurs travaux débouchera sur la classification internationale NOVA, basée sur le degré de transformation des aliments3. Au total, trois grands groupes (+ un 4ème regroupant les ingrédients culinaires comme les huiles, le beurre, le vinaigre, le sel…) vont des aliments bruts ou peu transformés aux aliments ultra transformés.
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11 janvier 2019

Le lait d'or, le lait des yogis

A base de curcuma, huile de coco, gingembre et lait végétal, le lait d’or fait les beaux jours de nos après-midis cocooning. Zoom sur les vertus de cette boisson des yogis.

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Rien de tel pour se réchauffer quand le thermomètre chute qu’une boisson chaude, gourmande et relaxante. Le lait d’or, aussi appelé golden latte ou golden milk, répond à nos envies de réconfort hivernaux. Avec sa jolie couleur mordorée, le lait d’or stimule le flux sanguin. "Sa chaleur douce réchauffe l’organisme, attention toutefois à ne pas le boire brûlant. Et bien sûr, il nous hydrate" affirme Virginie Roux, diététicienne-nutritionniste. Contrairement au café dont il ne faut pas abuser ou au thé que les personnes anémiques doivent consommer à distance des repas (car il empêche la fixation du fer), le lait d’or nous fait le plus grand bien sans trop d’inconvénient… à condition de ne pas le préparer avec du lait de coco et de lui préférer une autre boisson végétale : "Préparée avec une tasse de lait de coco, la boisson sera très calorique, le lait de coco étant riche en graisses et graisses saturées notamment" prévient la diététicienne.

Une boisson chaude inspirée de la médecine ayurvédique

Au cœur du lait d’or : le curcuma. Cette épice qui donne cette teinte typique au golden latte est utilisée depuis des siècles en médecine ayurvédique. Riche en antioxydants (polyphénols), on lui prête de très nombreuses vertus : "C'est la curcumine qui est un composé de la racine du curcuma qui aurait des activités antioxydantes" éclaire Virginie Roux. Antioxydantes, anti-inflammatoires et anticancer, la curcumine aiderait également à soulager les troubles digestifs mineurs, lutter contre la dépression… Les études sur ses bienfaits sont nombreuses mais elles restent controversées. Un point de vue que semble partager notre diététicienne-nutritionniste : "Les résultats d'études ne sont pas suffisants pour conclure à des bienfaits avérés".
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unsplash-logoThimo van Leeuwen

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La sève de bouleau, mon élixir détox

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Consommée depuis des millénaires dans les contrées nordiques, la sève de bouleau connait un regain d’intérêt en France portée par ses vertus détox. Nos experts nous disent tout de cette "eau sacrée".

Le bouleau pousse principalement dans les régions les plus au nord (Russie, pays scandinaves, Canada). Mais on trouve également des forêts de bouleaux en Europe de l’Est, en France et aussi en Australie et Nouvelle Zélande. De tout temps, les différentes parties de l’arbre ont été utilisées en phytothérapie : la sève, les bourgeons, les feuilles… Riche en nutriments essentiels à la vie de l’arbre, la sève est consommée dans les pays nordiques. Elle y est appréciée pour ses nombreuses vertus bien-être et médicinales.

La sève de bouleau, une eau végétale intéressante

L’eau ne jaillit pas que des montagnes, elle peut jaillir en forêt au détour d’un bouleau. La sève récoltée lors de la montée au printemps, directement à même l’arbre par une entaille est un produit non traité, 100 % naturel et comestible. Avec son apparence liquide et opalescente, elle est considérée comme "l’eau potable de la forêt".
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07 décembre 2018

Batch cooking : préparer ses menus pour la semaine en 2 heures chrono !

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Manger healthy et maison chaque soir sans passer des heures devant les fourneaux en rentrant du bureau c’est possible avec le bacth cooking ! La promesse ? Préparer en 2 heures max des repas pour toute la semaine, prêts en 10 à 15 mn chrono. A vos casseroles !

Même si finalement le principe ne semble pas si nouveau (nos mères et grand-mères faisaient du batch cooking sans le nommer), la tendance a été remise au goût du jour dans les pays anglo-saxons. Le batch cooking (que l’on peut traduire par cuisiner en lot) va réconcilier vos envies de manger sain avec votre emploi du temps surchargé.

Le batch cooking dans les faits

"Le principe est simple, assure Caroline Pessin auteure de En 2H, je cuisine pour toute la semaine. Le week-end, on prend 2 heures de son temps pour cuisiner un repas pour chaque soir de la semaine". Vous épluchez, coupez, faites mariner, mijoter plusieurs plats que vous conservez au frigo ou au congélateur. Et le soir en rentrant du bureau, vous n’utilisez pas plus de 15 mn pour tout assembler, réchauffer ou cuire un accompagnement. Le repas est prêt rapidement sans avoir à passer par la case plat préparé industriel ou plat à emporter du traiteur. "Du lundi au vendredi, vous n’avez plus à vous soucier du menu ni à faire des courses de dernière minute" assure notre experte. Non seulement vous gagnez du temps, mais vous mangez plus sainement, êtes moins stressé(e), faites des économies et réduisez votre impact carbone (cuisine de saison, réduction des déchets). Le batch cooking a plus d’un atout, pas étonnant qu’il fasse les beaux jours des réseaux sociaux !

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10 octobre 2018

L’ortie, un trésor nutritionnel mal-aimé

jan sedivy

Qui s’y frotte s’y pique ! Et pourtant, l’ortie, derrière sa mauvaise réputation, est un véritable trésor nutritionnel. Il est plus que temps de réhabiliter cette "mauvaise herbe" et de découvrir tous ses bienfaits !

L’ortie piquante (ou urtica dioica) pousse partout : dans nos potagers, les parcs, les sous-bois, le long des routes de campagne… Si bien que tout le monde la connaît. Elle est utilisée depuis la nuit des temps par les herboristes et phytothérapeutes pour ses vertus médicinales. Pour le commun des mortels, c’est une plante irritante à laquelle chacun s’est frotté au moins une fois dans sa jeunesse, laissant de tristes souvenirs de démangeaisons ou de cloques. Pourtant, malgré sa mauvaise réputation, l’ortie cache en ses graines, feuilles et racines des vertus nutritionnelles exceptionnelles dont il est dommage de se priver.

Les atouts nutritionnels de l’ortie

Si les feuilles, les graines et les racines peuvent être utilisées ce sont les feuilles qui sont le plus consommées. Véritable cocktail de nutriments, l’ortie est l’une des plantes les plus intéressantes d’un point de vue nutritionnel. Elle est riche en vitamines du groupe B, en vitamine E, en provitamine A, elle contient six fois plus de vitamine C que l’orange.

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© Jan Sedivy

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03 septembre 2018

Jus de fruits : pourquoi ils ne sont pas vraiment "healthy"

christine-trant

Même s’ils bénéficient d’une image saine et naturelle, les jus de fruits sont à consommer avec modération. Ils sont en effet loin d’être aussi "healthy" que vous pouvez le penser. L’éclairage de la diététicienne-nutritionniste Florence Rossi, porte-parole de l’AFDN.

Ils trônent en première place sur la table du petit-déjeuner, accompagnent souvent le goûter des enfants, sont une option pour les apéros sans alcool… Les jus de fruits font partie du quotidien des Français, qui en raffolent. Ils ingurgitent 1,5 milliard de litres de jus chaque année (soit 22 litres par habitant), ce qui en fait les deuxièmes consommateurs d’Europe, derrière les Allemands. Les Français se distinguent par leur attrait pour les jus dits "haut de gamme" : les 100 % purs jus (61 % du marché en 2016).

Bien choisir son jus de fruits

Un hypermarché en France répertorie en moyenne 194 références de jus de fruits. Il y a de quoi en perdre son latin ! Ajouts d’eau, de sucre… Il existe de réelles différences dans les catégories de jus de fruits. La réglementation française en distingue 4 :

  • Les 100 % purs jus sont obtenus par simple pressage des fruits. Il n’y a ni ajout d’eau, ni de sucres, ni d’additifs, juste des fruits. Ils se trouvent généralement au rayon frais et dans ce cas ont une date limite de conservation très courte.
  • Les jus à base de concentré sont obtenus par extraction du jus qui est concentré par évaporation et reconstitué avec de l’eau. Comme pour les purs jus, la réglementation interdit l’ajout de sucre dans les jus à base de concentré.
  • Les nectars sont un mélange de jus de fruits et/ou de jus à base de concentré et/ou de purée de fruits auquel sont ajoutés de l’eau, du sucre et/ou des édulcorants. La teneur minimum en fruits dans les nectars doit être comprise en 25 % et 50 % selon la variété de fruits. Les nectars non filtrés sont riches en fibres.
  • Les smoothies à base de fruits, nouveaux venus sur le marché des jus de fruits rencontrent un certain succès notamment dans les chaînes de restauration. Ils sont obtenus à partir de fruits mixés auxquels peuvent être ajoutés de l’eau, du jus de fruits, du sucre. Il existe aussi des recettes mélangeant fruits et légumes.

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©Christine Trant

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30 août 2018

Produits sans gluten : pourquoi ils ne sont pas meilleurs pour la santé

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Les produits sans gluten sont auréolés d’une aura "healthy", saine. Ces produits cachent pourtant une autre vérité et ne sont pas meilleurs pour la santé, au contraire. Le point avec le Dr Sophie Ortega, médecin nutritionniste.

Le sans gluten est partout. Longtemps cantonné aux magasins spécialisés, il s’est fait la part belle dans toutes les grandes surfaces et supérettes. A une époque où l’alimentation est une question de santé publique, le "sans gluten" séduit de plus en plus, une clientèle plutôt jeune et urbaine, au fort pouvoir d’achat, soucieuse de manger "plus sainement". La majorité des consommateurs n’ont en réalité pas besoin de consommer sans gluten pour des raisons de santé, comme c’est le cas pour les personnes souffrant de maladie cœliaque. Le marketing et quelques scandales alimentaires ont suffi à populariser le "no glu", le déclinant à toutes les sauces. Même les stars s’y mettent : Novak Djokovic et Lady Gaga notamment vantent les bienfaits d’une telle alimentation. Un discours que nuancent un peu les médecins et les associations de consommateurs, qui révèlent que leur composition est loin d’être meilleure que leur équivalent avec gluten.

Produits sans gluten : moins de fibres, plus de gras et de sucre

Les aliments sans gluten bénéficient d’une image healthy, naturelle, voire diététique alors qu’il n’en est rien. Comme le pointait du doigt le hors-série du magazine 60 millions de consommateurs de juillet 2018, ces aliments issus de l’agro-alimentaire ne présentent pas grand intérêt nutritionnel. Après tout, retirer le gluten d‘un aliment ne suffit pas à le rendre diététique ou intéressant d’un point de vue nutritionnel. Cela peut même être l’inverse : "Ces produits sont souvent riches en lipides et en sucres ajoutés, de mauvaise qualité nutritionnelle", informe le Dr Ortega. "Ils présentent les mêmes inconvénients que les plats transformés traditionnels". Dans ces recettes, le blé est aussi généralement remplacé par des farines de riz, de maïs… pauvres en fibres, vitamines et minéraux. Le magazine 60 millions de consommateurs rapporte ainsi une étude espagnole qui avait trouvé un pain sans gluten deux fois plus riche en matières grasses et trois fois plus pauvres en protéines que la version classique.

Pour compenser l’effet moelleux et liant du gluten, les industriels ajoutent de nombreux additifs, des épaississants, émulsifiants qui n’entrent pas dans la composition de la recette originelle. De plus, les farines utilisées dans les produits sans gluten présentent souvent un index glycémique beaucoup plus élevé que la farine de blé. Résultat : ces produits favorisent les libérations d’insuline et ainsi les fringales et la prise de poids.

Par ailleurs, non contents d’être sans grand intérêt nutritionnel, ces aliments sont aussi plus chers. Selon une étude de l’Université de Vienne citée par 60 Millions de consommateurs, les produits du commerce sans gluten coûteraient en moyenne 2 fois plus cher que leurs pendants avec gluten. Toutefois, l’appât du gain ne semble pas être la seule raison à cette différence de prix. La production d’aliments sans gluten impose des process précis pour éviter toute contamination ce qui représente un certain coût, la matière première pour remplacer le blé serait elle aussi plus chère.

Pour le Dr Ortega, s’il ne fallait retenir que deux choses dans la longue liste de produits sans gluten du marché ce seraient le pain et pâtes mais "uniquement pour les intolérants" car ils sont plus compliqués à faire soi-même. "Pour le reste, mieux vaut privilégier le fait maison."

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©Taylor Kiser

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29 août 2018

Food : mes bonnes résolutions de rentrée !

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Cet été, vous avez mangé léger, fait le plein de fruits et légumes et bu suffisamment d’eau. Et si en cette rentrée, vous continuiez sur cette lancée healthy ? Nos 10 conseils pour une assiette de rentrée équilibrée, bonne pour votre bien-être et votre silhouette !

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06 juillet 2018

Les pièges à éviter l’été pour ne pas prendre de poids

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Eté rime avec salades, fruits et légèreté. Mais entre les apéeos, les piques-niques et les glaces, la saison estivale est aussi la saison de toutes les tentations qui peuvent vite faire flanchir la balance du mauvais côté. Les conseils de notre diététicienne-nutritionniste pour ne pas tomber dans ces pièges gourmands.

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© Daniel Hjalmarsson

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27 juin 2018

10 conseils pour un apéro healthy

mariana-medvedevaC’est l’heure de l’apéro ! Mais entre la bière, les chips et les dips, le cocktail convivial peut vite se transformer en bombe calorique qui plombe votre silhouette. Suivez les conseils de notre experte, Marie-Laure André diététicienne-nutritionniste, pour alléger vos apéritifs en calories mais pas en plaisir !

Faites un apéritif dînatoire

Si vous faites attention à votre poids, mieux vaut éviter de cumuler un apéritif riche (olives, chips, biscuits salés, etc.) et un dîner. La solution light pour ne pas faire grimper la balance calorique est de réunir apéro et dîner en un apéritif dînatoire. "Si l’on surveille sa ligne, l’apéritif dînatoire peut être une bonne solution", convient Marie-Laure André, diététicienne-nutritionniste. "Il faut alors veiller à avoir toutes les composantes d’un repas équilibré : des crudités avec des bâtonnets de carottes, des tomates cerises, des bouquets de chou-fleur ; des protéines avec des petits dés de jambon en brochettes avec des olives, des verrines de crevettes ; des petits toasts pour les féculents…"

Évitez la surenchère d’aliments gras

Rillettes, saucisson sec, biscuits salés, cacahuètes, petits feuilletés… sont souvent les stars de l’apéritif. Problème : ils sont riches en sel, en acides gras insaturés qui ne sont ni bons pour votre silhouette ni pour votre cholestérol. Si vous ne pouvez pas vous passer de chips par exemple, ne vous en privez pas, l’apéritif reste un moment de plaisir, mais équilibrez avec des petits légumes types radis, tomates cerises... "C’est le cumul d’aliments gras qui va rendre l’apéritif trop riche", insiste la diététicienne-nutritionniste.

Restez raisonnables avec les oléagineux

Quand vous pensez apéro "healthy", vous pensez amandes, noisettes… Mais attention car comme le rappelle Marie-Laure André : "Même si les graisses des amandes, des noix, des noisettes sont plus saines, cela reste des graisses. Les amandes sont aussi grasses que les cacahuètes." Méfiez-vous des recettes grillées salées qui contiennent beaucoup de sel (0,048 g de sodium/100 g pour les amandes émondées contre 1,25 g/100 g pour des amandes grillées salées*). Préférez les oléagineux dans leur version brute et en petite quantité (une dizaine par personne).

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